Le racisme environnemental vous connaissez ?

Le racisme environnemental, c’est une notion que j’ai découverte en amont de la COP 21 à Paris. Intriguée, je me suis rendu à cette conférence. On y avait parlé des Etats-Unis beaucoup, et de la Seine Saint Denis un peu.

Aux Etats-Unis, cette notion de racisme environnemental est apparut dans les années 1980. Elle démontre que les habitants des zones les plus en difficulté, pauvres et non-blancs, subissent plus que les autres les problèmes environnementaux. Qu’inégalités sociales et environnementales se cumulent.

Le scandale de Flint vous vous en souvenez ? La pollution de l’eau au plomb qui a entrainé une catastrophe sanitaire dans cette ville industrielle, délaissée, pauvre, à majorité noire, du Michigan ? La population a bu pendant des mois, de 2014 à 2016, une eau contaminée malgré avoir signalé une eau jaunâtre et des symptômes bizarres.. Tout ça à cause d’une décision politique prise par le gouverneur souhaitant réduire les coûts financiers. Le message n’est pas passé, le problème a mis des mois à se résoudre.

Il y a eu aussi en Nouvelle Orléans l’ouragan Katrina qui a fait beaucoup de dégâts. La fragilité de la digne avait été signalé et il avait été demandé par des experts qu’elle soit renforcée. Rien a été fait. Et les habitants ont pris l’ouragan de plein fouet, la ville était sous les eaux, les riches ont pu partir, les secours ont tardé..

Des mouvements de révolte se sont formés. Le 1er à ce sujet a eu lieu dans les années 1980 à Afton, une petite ville pauvre de Caroline du Nord à majorité noire où des tonnes de déchets toxiques ont été déversés. Et cela s’est soldé par de nombreuses arrestations de personnes qui luttaient juste contre la création de cette décharge toxique.

C’est l’histoire des Etats-Unis. En France, on ne parle pas vraiment de racisme environnemental. Il me semble qu’on parle plutôt d’inégalités environnementales. Cette notion apparait d’ailleurs dans la Charte de l’environnement de 2005 pronant que « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé ».

A bien y regarder tout de même, les autoroutes, les déchetteries, etc, sont bien souvent reléguées sur les territoires défavorisés.

La Seine-Saint-Denis est par exemple traversée par l’autoroute A1 et A86 qui sont particulièrement fréquentées. Et il y a le périph’ pas loin. A cela, on ajoute deux aéroports, le Bourget et Charles de Gaulle. Pollution et nuisances sonores assurés ! Et lors de la canicule de 2003, la Seine Saint Denis a été le 2eme département le plus touché par la surmortalité suite à cette conséquence du dérèglement climatique.

Les inégalités sont bien là. A l’échelle de la Terre, la crise environnementale n’affecte pas tout le monde à la même intensité.

Prenons-en conscience 

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